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Acquisitions aux États-Unis : IA et cybersécurité, salariés clés et immigration, conformité État par État

Acquisitions aux États-Unis : les risques invisibles

Acquisitions aux États-Unis : les risques invisibles 1536 1024 Michael Vaz D'Almeida

Michael Vaz d’Almeida, associé de Nilson Law Group, a récemment contribué à Inspir’, le magazine du MEDEF Paris, dans le cadre de son édition spéciale « Relation transatlantique : l’avenir en partage ». Nourri par l’expérience de notre cabinet new-yorkais bilingue français-anglais, son article explore les risques souvent méconnus liés à l’acquisition d’une entreprise aux États-Unis.

L’acquisition d’une entreprise nécessite un audit préalable (due diligence) qui va au-delà de l’analyse des comptes et des contrats. Certains risques liés à la technologie, aux salariés ou aux réglementations propres à chaque État peuvent affecter significativement la valeur de l’entreprise et la réussite de l’opération, sans pour autant apparaître dans ses états financiers. L’article met en lumière trois domaines qui méritent une attention particulière :

  • Intelligence artificielle et cybersécurité. L’acquéreur doit comprendre quels outils d’IA l’entreprise cible utilise, quelles données elle y intègre et quels risques en découlent pour la propriété intellectuelle, les informations confidentielles et les secrets d’affaires. L’examen de la cybersécurité doit également porter sur les dispositifs de protection, les incidents passés, les couvertures d’assurance et la capacité à réagir en cas d’incident.
  • Salariés clés et immigration. Une entreprise peut dépendre fortement de quelques personnes dont le départ risquerait de perturber son activité. La due diligence doit examiner les mécanismes de rétention, les engagements de confidentialité et la possibilité, pour les salariés titulaires d’un visa sponsorisé par l’employeur, de conserver leur statut après l’opération.
  • Conformité dans les différents États. Les États-Unis ne doivent pas être considérés comme un marché juridiquement uniforme. Le droit du travail et d’autres obligations varient d’un État à l’autre, et le télétravail peut créer des exigences supplémentaires. Certaines lacunes, comme l’absence d’une assurance obligatoire contre les accidents du travail, peuvent entraîner des sanctions, alourdir le coût de l’opération ou retarder sa réalisation.

L’essentiel à retenir : Une due diligence efficace associe l’examen des documents à des questionnaires détaillés et à des échanges directs avec le vendeur pour comprendre le fonctionnement réel de l’entreprise. Identifier les risques moins visibles en amont permet de mieux apprécier sa valeur et de négocier des protections contractuelles adaptées.

Lire l’article complet dans Inspir’ (page 86).

Employeurs de l’État de New York : nouvelles obligations d’accès aux dossiers du personnel au 8 novembre 2026

Employeurs de l’État de New York : de nouvelles obligations en matière d’accès aux dossiers du personnel à compter du 8 novembre 2026

Employeurs de l’État de New York : de nouvelles obligations en matière d’accès aux dossiers du personnel à compter du 8 novembre 2026 1672 941 Marie O'Brien

Auteure : Marie O’Brien

Le 9 septembre 2026, la gouverneure Hochul a promulgué une loi ajoutant l’article 210-b à la loi sur le travail de l’État de New York (New York Labor Law), accordant aux salariés et anciens salariés de nouveaux droits d’accès à leur dossier individuel. La ville de New York ne prévoit pas d’obligation distincte d’application générale en la matière ; l’article 210-b s’y applique donc comme dans le reste de l’État. À compter du 8 novembre 2026, cet article imposera également aux employeurs de nouvelles obligations de notification, de conservation des dossiers et de réponse aux demandes des salariés.

Que couvre l’article 210-b ?

L’article 210-b définit largement la notion de « dossier individuel du salarié » (personnel record), qui couvre tout document identifiant un salarié et utilisé, ou susceptible de l’être, en lien avec ses qualifications professionnelles, sa promotion, sa mutation, sa rémunération ou une mesure disciplinaire, y compris les documents conservés par des tiers pour le compte de l’employeur. Ces dossiers comprennent notamment les candidatures et les CV, les intitulés et descriptions de poste, les informations relatives à la rémunération, les évaluations professionnelles, les avertissements écrits, les documents relatifs à la période d’essai, les notifications de rupture de la relation de travail et les autres documents disciplinaires.

Quelles sont les principales obligations des employeurs ?

À compter du 8 novembre, les employeurs de l’État de New York devront :

  • Informer les salariés dans un délai de 10 jours calendaires suivant l’ajout, à leur dossier individuel, d’informations utilisées ou susceptibles de l’être pour prendre une décision défavorable concernant leur emploi, une promotion, une mutation, un complément de rémunération ou une mesure disciplinaire ;
  • Fournir aux salariés et anciens salariés qui en font la demande écrite une copie gratuite de leur dossier individuel, dans un délai de 5 jours ouvrés ;
  • Permettre aux salariés de consulter leur dossier individuel jusqu’à deux fois par année civile. Une consultation faisant suite à l’ajout d’informations défavorables au dossier n’est pas prise en compte dans cette limite ;
  • Permettre aux salariés de contester les informations figurant dans leur dossier. Si l’employeur et le salarié ne parviennent pas à s’accorder sur la rectification ou le retrait d’une information, le salarié peut soumettre une déclaration écrite exposant sa position. Cette déclaration est intégrée au dossier individuel et doit, en principe, accompagner l’information contestée lorsqu’elle est transmise à un tiers, par exemple à un employeur potentiel ; et
  • Conserver l’intégralité des dossiers individuels pendant toute la durée de la relation de travail et pendant les 3 années suivant sa fin, sans supprimer ni effacer d’informations, sauf dans les cas autorisés par l’article 210-b.

Les manquements à ces obligations peuvent entraîner des amendes comprises entre 500 et 2 500 U.S. dollars. L’article 210-b interdit également les représailles à l’encontre des salariés qui exercent leurs droits. Le procureur général de l’État de New York (New York Attorney General) est chargé de veiller au respect de ces dispositions.

Que devraient faire les employeurs dès maintenant ?

Les employeurs ayant des salariés dans l’État de New York devraient mettre à profit la période précédant le 8 novembre pour examiner leurs pratiques en matière de dossiers du personnel. Ils devraient notamment :

  • Identifier et centraliser les documents susceptibles de relever du dossier individuel au sens de l’article 210-b, y compris ceux conservés par les responsables hiérarchiques ou des prestataires tiers, pour les salariés en poste et les anciens salariés dont la relation de travail a pris fin au cours des trois dernières années ;
  • Mettre en place une procédure permettant de répondre aux demandes dans le délai requis de 5 jours ouvrés, notamment en désignant la personne ou l’équipe chargée de recevoir les demandes et d’examiner les documents avant leur communication ;
  • Envisager de diffuser une note d’information ou de mettre à jour le manuel du personnel ou une politique interne, afin de préciser les modalités de présentation des demandes et d’identifier les personnes chargées de traiter les demandes de consultation, de rectification ou de retrait d’informations ;
  • Mettre en place des procédures permettant d’identifier les informations défavorables ajoutées aux dossiers individuels et d’en informer les salariés conformément aux nouvelles obligations ;
  • Revoir les pratiques de conservation des documents afin de garantir la conservation des dossiers individuels pendant les 3 années suivant la fin de la relation de travail, tout en tenant compte des éventuelles obligations de conservation plus longues imposées par d’autres lois applicables ou des obligations de préservation des documents liées à un litige ; et
  • Anticiper une hausse initiale des demandes émanant tant des salariés en poste que des anciens salariés, notamment de ceux concernés par un suivi de leurs performances, des mesures disciplinaires, des plaintes liées au travail ou une rupture récente de leur relation de travail.

Le cabinet Nilson Law Group se tient à la disposition des employeurs pour les accompagner dans la rédaction, la révision et la mise à jour de leurs politiques et procédures relatives aux dossiers du personnel, ainsi que dans la préparation de leur mise en conformité avant le 8 novembre 2026.

Cette newsletter est diffusée à titre d’information générale uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Son contenu ne doit pas servir de fondement à une décision sans avoir préalablement obtenu un conseil adapté à votre situation particulière. N’hésitez pas à nous contacter pour toute question.

Illustration of an AI-powered note-taking tool summarizing meeting notes and key action items

Avant d’inviter un outil de prise de notes utilisant l’IA à une réunion juridique : ce que les clients doivent savoir

Avant d’inviter un outil de prise de notes utilisant l’IA à une réunion juridique : ce que les clients doivent savoir 1672 941 Emmanuelle Molina, Charlotte Vaudoit

Les outils de prise de notes, les outils de transcription et les assistants de réunion utilisant l’intelligence artificielle (IA) peuvent être particulièrement utiles et s’invitent rapidement dans le quotidien des entreprises. Ils permettent aux participants de se concentrer sur la conversation plutôt que de prendre des notes détaillées, et peuvent générer, après la réunion, des transcriptions, des synthèses et des listes de tâches.

Toutefois, lorsqu’une réunion implique des conseils juridiques, ces outils peuvent créer des risques faciles à sous-estimer. La commodité d’un outil de prise de notes utilisant l’IA peut avoir un coût en matière de confidentialité, de protection des données et de secret professionnel de l’avocat.

Aux Etats-Unis, le secret professionnel de l’avocat (attorney-client privilege) protège les communications confidentielles entre un client et son avocat lorsqu’elles ont pour objet d’obtenir ou de fournir un conseil juridique. En pratique, il peut permettre à un client de refuser la divulgation de communications protégées dans le cadre d’un litige, d’une déposition, d’une subpoena ou d’une demande de communication de documents.

Cette protection n’est toutefois pas automatique dans toutes les situations. L’une de ses conditions essentielles est la confidentialité. Si une conversation protégée est partagée avec des personnes extérieures à la relation avocat-client, enregistrée sans garanties appropriées, sauvegardée dans un dossier public, transmise par l’IA à un prestataire tiers, la protection peut être affaiblie ou contestée. Ce risque est particulièrement important si les conditions d’utilisation du fournisseur de l’outil IA autorisent le partage, le stockage ou l’utilisation des données à des fins d’entraînement de modèles, notamment lorsque sont utilisés des outils moins coûteux ou accessibles au public, assortis de politiques de confidentialité permissives.

Les outils de prise de notes utilisant l’IA et les assistants d’enregistrement peuvent sembler inoffensifs. Souvent, ils rejoignent discrètement un appel Zoom, Teams ou Google Meet et fonctionnent en arrière-plan. Mais dans une réunion juridique, l’outil peut se comporter comme un participant extérieur. Selon son fonctionnement, l’audio de la réunion, la transcription, la synthèse ou les notes peuvent être téléversés, stockés, analysés, partagés, examinés ou conservés par un prestataire tiers. Cela peut soulever des questions sensibles quant aux personnes ayant eu accès aux informations et quant au maintien de la confidentialité de la discussion juridique.

Des contentieux récents illustrent ces préoccupations. Dans l’affaire Brewer v. Otter.ai Inc., No. 5:25-cv-06911, déposée devant le tribunal fédéral du district nord de la Californie le 15 août 2025, le demandeur alléguait qu’une application de prise de notes utilisant l’IA avait enregistré et transcrit des conversations sans le consentement approprié de tous les participants. Les allégations dans cette affaire portent sur la vie privée et le consentement, mais le litige met en évidence un point plus large : les entreprises doivent comprendre précisément comment ces outils collectent, stockent, utilisent et partagent les informations issues des réunions avant de les autoriser dans des conversations sensibles.

Les tribunaux commencent également à examiner la manière dont le secret professionnel / attorney-client privilege s’applique lorsque des particuliers utilisent des outils publics utilisant l’IA dans des contextes juridiques. Dans United States v. Heppner, le tribunal a jugé que des documents créés par un prévenu dans une affaire pénale au moyen de la version gratuite grand public de Claude n’étaient pas protégés par l’attorney-client privilege ni par la doctrine du work product. United States v. Heppner, 820 F. Supp. 3d 292 (2026). Le tribunal s’est fondé sur les principes traditionnels applicables, notamment la confidentialité, l’intervention d’un avocat et la question de savoir si les documents avaient été créés dans le cadre d’une relation avocat-client protégée.

Le message à retenir n’est pas que tous les outils utilisant l’IA sont identiques. Ils ne le sont pas. Les chatbots publics utilisant l’IA et destinés aux consommateurs soulèvent des questions différentes de celles posées par les outils d’entreprise utilisant l’IA ou les systèmes fermés intégrant de solides protections de confidentialité. Un outil utilisant l’IA entièrement local, qui ne transmet pas d’informations en dehors de l’entreprise, peut soulever moins de préoccupations liées à la divulgation à des tiers. Les agents utilisant l’IA qui interagissent avec plusieurs plateformes peuvent nécessiter un examen plus approfondi. Les outils de prise de notes utilisant l’IA et les outils d’enregistrement se situent quelque part entre ces différentes situations : l’analyse dépend souvent des conditions du fournisseur, de ses pratiques en matière de données, de ses obligations de confidentialité, de ses contrôles d’accès et de l’objet de la réunion.

Les clients doivent être particulièrement vigilants dans des situations courantes, notamment :

  • lorsqu’un assistant reposant sur l’IA rejoint automatiquement une réunion avec un avocat ;
  • lorsqu’un appel de stratégie juridique est enregistré ou transcrit sans en avoir d’abord discuté avec l’avocat ;
  • lorsqu’une transcription ou une synthèse de réunion est automatiquement distribuée aux participants ;
  • lorsque des notes ou enregistrements générés par un outil utilisant l’IA sont sauvegardés dans un espace de travail partagé de l’entreprise ou dans tout autre emplacement accessible à des personnes extérieures à la relation avocat-client ;
  • lorsque des synthèses générées par un outil utilisant l’IA sont transmises à des collègues, consultants ou autres tiers qui ne sont pas nécessaires à la représentation juridique ; ou
  • lorsqu’il faut répondre à des demandes de communication de documents, des subpoenas ou des enquêtes gouvernementales pouvant exiger la production d’enregistrements, de transcriptions ou de synthèses générés par un outil utilisant l’IA.

Les outils utilisant l’IA peuvent être utiles, mais leur commodité ne doit pas se faire au détriment de la confidentialité. Avant d’utiliser un outil de prise de notes utilisant l’IA dans une réunion juridique, il convient de s’arrêter et de se demander : cet outil pourrait-il affecter le secret professionnel ou exposer des informations sensibles ? En cas de doute, consultez d’abord votre avocat.

Avis : Cet article est fourni uniquement à des fins d’information générale. Il ne constitue en aucun cas un conseil juridique, ni ne crée une relation avocat-client. Pour toute situation spécifique ou décision juridique, il est recommandé de consulter un avocat qualifié qui pourra vous fournir un avis adapté à votre situation particulière.

Workplace Violence Prevention Plan-image

Date limite annuelle d’examen et de formation du WVPP approchant pour les employeurs concernés en Californie

Date limite annuelle d’examen et de formation du WVPP approchant pour les employeurs concernés en Californie 512 768 Michael Vaz D'Almeida

Si vous exercez déjà une activité commerciale en Californie, vous êtes probablement au courant du projet de loi du Sénat californien numéro 553 (SB 553) – signé le 30 septembre 2023 – qui impose aux employeurs californiens des obligations en matière de prévention de la violence sur le lieu de travail. Cette loi est mise en œuvre par la Occupational Safety and Health Administration (Cal/OSHA) et s’applique de manière étendue aux employeurs concernés, avec des exceptions limitées.

Qui est un employeur concerné ?

SB 553 s’applique à tous les employeurs de Californie, sauf si les employeurs, employés ou lieux de travail remplissent l’un des critères suivants :

  • Lieux de travail où (i) moins de 10 employés sont présents simultanément, (ii) le lieu de travail n’est pas accessible au public, et (iii) le lieu de travail respecte l’obligation d’établir et de maintenir un Injury and Illness Prevention Program (IIPP) efficace conformément à Cal. Code Regs. tit. 8, §3203 ; ou
  • Les employés travaillent à distance depuis un lieu de leur choix qui n’est pas contrôlé par l’employeur ; ou
  • Certains établissements de santé, services de police et établissements correctionnels selon les dispositions du texte.

Si votre organisation ne relève pas d’une exemption spécifique, elle est considérée comme un employeur concerné et doit se conformer à SB 553.

La date limite de conformité initiale est passée.

Depuis le 1er juillet 2024, tous les employeurs concernés doivent : (i) établir et mettre en œuvre un Workplace Violence Prevention Plan (WVPP) écrit ; (ii) fournir une formation efficace aux employés sur le WVPP, notamment lors de l’apparition de nouveaux risques ou de modifications du plan ; (iii) tenir un registre des incidents violents ; et (iv) créer et conserver les documents relatifs à la formation, aux enquêtes sur les incidents et aux mesures correctives (la plupart pendant au moins cinq ans).

Si votre organisation n’a pas encore entrepris ces démarches, elle doit agir sans délai. Cal/OSHA a le pouvoir d’inspecter les lieux de travail, d’émettre des citations et d’imposer des amendes – allant de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers de dollars par infraction, selon la classification (générale, grave ou volontaire).

Exigences annuelles de conformité à venir.

Les employeurs concernés doivent désormais se préparer à respecter la première échéance annuelle. D’ici le 1er juillet 2025, ils doivent : (i) revoir l’efficacité du WVPP et le mettre à jour si nécessaire ; (ii) réformer les employés sur le WVPP et les obligations légales applicables ; and (iii) dispenser une formation complémentaire en cas de nouveaux risques ou de changements du WVPP.

Effectuer ces examens et mises à jour en temps utile garantit non seulement la conformité, mais renforce également la sécurité au travail et réduit les risques juridiques.

Si vous ne savez pas si votre organisation est un employeur concerné, ou si vous avez besoin d’aide concernant la conformité au WVPP, la formation des employés ou la tenue des registres, notre équipe peut vous assister.

Avis : Cet article est fourni uniquement à des fins d’information générale. Il ne constitue en aucun cas un conseil juridique, ni ne crée une relation avocat-client. Pour toute situation spécifique ou décision juridique, il est recommandé de consulter un avocat qualifié qui pourra vous fournir un avis adapté à votre situation particulière.

 

Loi sur la transparence des entreprises 2024 (CTA 2024): Ne manquez pas la date limite de dépôt de votre déclaration de bénéficiaires effectifs

Loi sur la transparence des entreprises 2024 (CTA 2024): Ne manquez pas la date limite de dépôt de votre déclaration de bénéficiaires effectifs 474 316 Nancy Maurice

La date limite de dépôt de votre déclaration de bénéficiaires effectifs, fixée au 1er janvier 2025 (ou, si votre société a été créée cette année, dans les 90 jours suivant la création de cette entité), approche à grands pas.

Conformément au Corporate Transparency Act 2024 (« CTA »), toutes les sociétés créées ou enregistrées aux États-Unis doivent déposer leur déclaration auprès du Financial Crimes Enforcement Network (« FinCEN »), à moins qu’elles ne relèvent de l’une de ses exemptions limitées. La non-déclaration de vos bénéficiaires effectifs peut entraîner des amendes civiles de 500 dollars par jour de non-respect et des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 10 000 dollars d’amende et/ou deux ans d’emprisonnement.

Si vous souhaitez que le cabinet Nilson vous accompagne dans la création de votre déclaration de bénéficiaires effectifs, ou si vous souhaitez savoir si votre entreprise bénéficie d’une exemption, contactez-nous sans tarder à l’adresse suivante : compliance@nilsonlaw.com. Nous proposons un tarif forfaitaire pour vous aider à identifier vos bénéficiaires effectifs, et pour préparer et déposer votre déclaration auprès du FinCEN.

Afin de garantir la conformité aux exigences obligatoires du CTA dans les délais impartis, nous vous encourageons vivement à nous contacter rapidement afin d’éviter tout problème technique dû à un volume plus important de dépôts vers la fin de l’année.

CTA Compliance standards policies rules regulations

Business aux États-Unis et Compliance : Ne manquez pas les nouvelles exigences du Corporate Transparency Act 2024

Business aux États-Unis et Compliance : Ne manquez pas les nouvelles exigences du Corporate Transparency Act 2024 1000 600 Nancy Maurice

Le Corporate Transparency Act (« CTA ») introduit de nouvelles exigences en matière de déclaration qui pourraient affecter votre entreprise à partir du 1er janvier 2024. Ces changements ont été initiés par le gouvernement américain dans le but d’améliorer la transparence des entreprises, et de lutter contre les activités financières illicites facilitées par des sociétés écrans anonymes.

Nous vous proposons ci-dessous un aperçu de cette règlementation pour vous aider à comprendre les éléments clés du CTA et son impact potentiel sur votre entreprise. Nous espérons que ce récapitulatif vous sera utile.

Votre société est peut-être concernée

Le champ d’application du CTA est large, ce qui signifie que votre société est susceptible d’être soumise à ces nouvelles obligations de déclaration. Les sociétés déclarantes comprennent les entités nationales et étrangères (corporations, LLCs, et autres entités privées similaires) créées ou enregistrées États-Unis. Il existe quelques exceptions, notamment pour les entités qui emploient plus de 20 salariés basés aux États-Unis, ayant déposé des déclarations fiscales américaines faisant état de plus de 5 millions de dollars de recettes brutes ou de ventes aux Etats-Unis, et qui disposent d’au moins un bureau sur le sol américain.

Déclaration des Bénéficiaires Effectifs

Les sociétés déclarantes devront divulguer des informations sur les bénéficiaires effectifs de la société, c’est-à-dire les personnes physiques exerçant un « contrôle substantiel » (direct ou indirect) sur la société ou détenant une participation d’au moins 25 % dans ladite société. Les critères du « contrôle substantiel » sont les suivants :

  • Exercer des fonctions de cadre dirigeant.
  • Exercer une autorité sur les cadres dirigeants ou sur une majorité du conseil d’administration.
  • Exercer une influence significative sur les décisions de la société.
  • Toute autre forme de contrôle substantiel.

Procédure de déclaration

Les sociétés déclarantes devront fournir des informations à la fois sur l’entité elle-même et sur chaque personne physique qui représente un bénéficiaire effectif.

  • Informations sur la société : Dénomination sociale complète, nom commercial ou d/b/a, adresse de l’établissement principal aux États-Unis, juridiction de constitution et numéro d’identification fiscale aux Etats-Unis.
  • Informations sur le ou les bénéficiaire(s) effectif(s): Le nom de la personne physique, sa date de naissance, l’adresse de son domicile, un numéro de pièce d’identité unique (provenant d’un passeport américain ou d’un passeport étranger non périmé), ainsi qu’une copie de ce document.

Bien que les formulaires détaillés n’aient pas encore été publiés, les rapports seront principalement soumis par voie électronique via un portail du FinCEN. Le FinCEN développe actuellement des systèmes sécurisés et confidentiels afin de faciliter et protéger cet échange d’informations, en veillant à ce qu’elles restent inaccessibles au public.

Les sanctions pour non-conformité comprennent des amendes civiles de 500 $ par jour de non-conformité et des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 10 000 $ ou 2 ans d’emprisonnement.

Prochaines dates importantes

  • Entreprises existantes : Les entités créées ou enregistrées aux États-Unis avant le 1er janvier 2024 disposeront d’une année complète, jusqu’au 1er janvier 2025, pour se conformer au CTA en déposant leur rapport initial.
  • Nouvelles entreprises : Les entités créées ou enregistrées à partir du 1er janvier 2024 devront déposer leur rapport initial dans les 30 jours suivant leur création ou leur enregistrement aux États-Unis.

Notre accompagnement sur les enjeux de compliance à venir

Nous sommes conscients que ces nouvelles exigences réglementaires peuvent être complexes. Notre équipe suit de près l’évolution de la situation et est prête à vous assister dans ces démarches.

ADA compliance

Ne vous laissez pas poursuivre en justice ! Vérifiez la conformité ADA de votre site Web

Ne vous laissez pas poursuivre en justice ! Vérifiez la conformité ADA de votre site Web 1000 568 Cynthia Martens

La ADA « Americans with Disabilities Act » est une loi fédérale exigeant que les entreprises ouvertes au public soient accessibles à tous les clients, y compris aux personnes handicapées. De nombreux tribunaux et législatures d’État ont interprété cette loi comme une obligation qui s’étend même aux sites Web d’entreprises, qui doivent ainsi tenir compte des besoins de consommateurs handicapés. Le non-respect de l’ADA expose les entreprises à des poursuites ou à des règlements coûteux.  Des particuliers et des groupes d’individus peuvent directement intenter des poursuites, évitant de ce fait   les frais d’avocats.  De plus, certains avocats très agressifs adhèrent à la cause de l’ADA.  Un simple effort de bonne foi dans ce domaine vous protègera des risques juridiques et vous permettra de servir un plus large éventail de clients — accédant à ceux dont les demandes en matière légale sont souvent peu entendues.

Pour vous assurer que votre site est conforme à l’ADA il vous faudra consulter des techniciens Web spécialisés. Par exemple, pour mettre votre site Web à la disposition de personnes aveugles ou handicapées dans leur capacité à lire un écran d’ordinateur, vous devrez ajouter certaines descriptions textuelles des représentations visuelles (images) et publier vos documents dans des formats propices aux technologies d’assistance.

Comme toujours, nous serons très heureux de répondre à toutes vos questions !

Covid vaccine

La ville de New York exigera la vaccination des employés du secteur privé

La ville de New York exigera la vaccination des employés du secteur privé 500 350 Charity Gates

Les employés qui travaillent sur place, en personne, pour des employeurs privés à New York doivent recevoir au minimum une dose de vaccin COVID-19 (approuvé par la FDA) avant le 27 décembre. Cette nouvelle mesure, introduite par le maire sortant Bill de Blasio, prévoit des exemptions pour les croyances religieuses sincères et les raisons médicales valables mais ne fournit pas d’alternative au test. Une demande d’accommodement doit être faite avant le 27 décembre.

Les employeurs doivent vérifier et conserver un registre de tous les employés avec leurs vaccinations confirmées au plus tard le 27 décembre.  Les employeurs bénéficient de trois options pour répondre à cette exigence :

  1. Obtenir de la part de chaque employé une copie de sa preuve de vaccination ou de son dossier d’accommodement raisonnable avec des pièces justificatives ;
  2. Créer son propre dossier papier ou électronique comprenant les identifiants et les renseignements pertinents de chaque employé (c.-à-d. le nom, suivi du statut médical : vaccination complète ; preuve de première dose ; ou dossier d’accommodement raisonnable.)
  3. Vérifier chaque jour la preuve de vaccination de chaque employé avant qu’il n’entre sur le lieu de travail.  Et dans ce cas, tenir un registre de chaque vérification. (Cette option peut être plus appropriée pour les grands employeurs.)

D’ici le 27 décembre, les employeurs doivent remplir une « Affirmation de conformité aux exigences en matière de vaccination sur le lieu de travail » pour  affirmer qu’ils sont en conformité avec cette exigence ; ils doivent ensuite afficher cette « Affirmation » dans un lieu public.

Veuillez noter que tout entrepreneur qui entre sur un lieu de travail est également soumis à cette exigence de vaccination.

En outre, la gouverneure Kathy Hochul a signé un décret exigeant le port de masques ou alors obligation de vaccins dans les lieux publics (y compris sur les lieux de travail) de l’État de New York

Comme toujours, nous serons très heureux de répondre à toutes vos questions !

Covid-19 background

COVID-19: Que doivent savoir les employeurs concernant les protections légales des employés?

COVID-19: Que doivent savoir les employeurs concernant les protections légales des employés? 1920 1080 Cynthia Martens

La pandémie du coronavirus a bouleversé l’année pour les gens de Wuhan à Milan. New York à elle seule a maintenant près de 100,000 cas confirmés et toutes les entreprises non essentielles, y compris un grand nombre dans le secteur de la mode, ont fermé leurs portes depuis le 22 Mars en réponse aux ordres du gouverneur de l’État et dans un effort collectif pour “aplatir la courbe” des infections du coronavirus.

Les conséquences dans le milieu du travail ont été dramatiques. La semaine dernière, le département fédéral du Travail a signalé qu’un record de 6.6 millions d’Américains se sont inscrits à l’assurance chômage, ce qui porte le nombre total de personnes inscrites à près de 17 millions seulement au cours des trois dernières semaines. Des rapports d’employeurs ne respectant pas les droits basiques des infirmières et des travailleurs du commerce de détail ont fait surface sur les réseaux sociaux, et les lois fédérales nouvellement promulguées offrent diverses formes de secours d’urgence.

James Brudney, professeur à Fordham University School of Law, qui a une vaste expérience dans le droit d’emploi et du travail international, a souligné l’importance pour les employeurs, en particulier les grandes marques, de « traiter leurs employés conformément à leur réputation, et pas seulement en faisait ce qui est à peine légal. »

Se référant aux récents débrayages des travailleurs de l’entrepôt Amazon protestant les conditions d’exposition dangereuse au virus, il a déclaré que les procès basés sur la maladie et la mort liées au travail sont probables, tout comme ils étaient communs après le 11 septembre. Une poursuite en justice a deja été entamée par les survivants d’un employé Walmart, qui affirment qu’il est décédé après avoir attrapé le virus sur son lieu de travail.

« On pourrait espérer que, dans ces circonstances, les employeurs, qui souffrent aussi manifestement, auront assez de compassion et de justice pour ne pas prendre de mesures de représailles contre les travailleurs qui tentent de protéger leur sécurité et leur santé fondamentales dans des conditions difficiles », a déclaré M. Brudney, ajoutant que l’exposition au coronavirus au travail pourrait conduire à de nombreuses demandes étatiques de compensation des travailleurs. Il a recommandé plus généralement que les employeurs consultent les recommandations de l’Organisation Internationale du Travail sur COVID-19, ainsi que la Convention 177 sur la protection des travailleurs à domicile, affirmant qu’elles constituent une référence utile en matière de crise pour l’industrie de la mode.

Dans ce contexte difficile, quoi d’autre doivent savoir les employeurs ? L’interaction entre les lois fédérales et étatiques, et entre le président et les gouverneurs d’État, est source de confusion pour de nombreux employeurs américains, et encore plus pour les entreprises étrangères faisant des affaires aux États-Unis. Voici quelques questions importantes à mettre au point dès le départ :

Mes employés sont-ils embauchés de gré à gré (« at will » – un concept américain n’ayant pas d’équivalent exact en France/au Canada) ? Sont-ils exemptés ou non exemptés ?

La plupart des États considèrent que l’emploi est « at will » par défaut, ce qui signifie que l’employeur ou l’employé peut mettre fin au contrat de travail à tout moment, avec ou sans motif ou avis. Avant de licencier quelqu’un ou de modifier les conditions d’emploi, les employeurs doivent cependant vérifier s’ils sont liés par un contrat avec leurs employés, et s’assurer si leurs employés sont exemptés ou non exemptés en vertu de la loi fédérale sur les normes du travail équitables (« Fair Labor Standards Act » ou FLSA). Les employés dont les emplois ne répondent pas à la définition de la FLSA ou qui gagnent moins de 674 $ par semaine ne sont pas exemptés en vertu de la loi fédérale et doivent doivent être payés pour toute heure de travail supplémentaire. Les États et les villes peuvent augmenter le montant minimum, de sorte que, par exemple, un employé doit gagner au moins 1 125 $ par semaine à New York pour être exempté.

Puis-je réduire les heures de travail de mes employés ?

Les employeurs sont autorisés à réduire le nombre d’heures que leurs employés non exemptés doivent travailler. Donner un préavis raisonnable est considéré comme une bonne pratique, bien qu’il n’y ait aucune obligation fédérale de le faire et les lois des États varient. En Californie, par exemple, l’avis est important pour éviter les obligations de « reporting time pay », que les employeurs déclenchent lorsqu’ils mettent leurs employés au travail sans avoir assez de travail pour eux en raison d’une planification inadéquate ou d’un manque de préavis approprié.

Puis-je réduire la rémunération de mes employés ?

Les employeurs ne peuvent jamais réduire les taux de rémunération pour les heures déjà travaillées ; tout changement doit être prospectif. Cela dit, en l’absence d’un contrat, les employeurs sont libres de réduire la rémunération des employés pour les heures futures travaillées, tant qu’ils paient au moins le salaire minimum, qui varie selon l’État et parfois par ville. Par exemple, la loi fédérale fixe le plancher à 7,25 $, alors que le salaire minimum de la Californie est de 12 $ l’heure, et celle de San Francisco est de 15 $ l’heure. En outre, certains États imposent des exigences en matière d’avis. L’État de New York exige des employeurs qu’ils informent les employés au moins sept jours civils avant de modifier leur taux de rémunération, à moins que les nouveaux taux n’apparaissent explicitement sur les fiches de paie. La réduction de la rémunération d’un employé peut modifier le statut de l’employé d’exempté à non d’exempté.

Puis-je traiter mes employés différemment ?

La réduction de certains salaires pendant une période de difficultés financières est légale tant que les employeurs ne font pas de discrimination à l’égard d’une classe protégée en vertu de la loi fédérale ou étatique. La loi fédérale interdit la discrimination fondée sur le sexe, la race, l’origine nationale et l’âge, mais certains États ou municipalités vont plus loin. La ville de New York, par exemple, interdit de traiter les employés différemment en fonction de leur « âge, race, croyance, couleur, origine nationale, orientation sexuelle, identité ou expression de genre, statut militaire, sexe, handicap, prédisposition des caractéristiques génétiques, état familial, état matrimonial, statut de victime de violence familiale, ou toute autre caractéristique protégée en vertu de la loi sur les droits de l’homme de l’État de New York ».

« Si vos heures de travail réduites ou vos congés affectent de façon disproportionnée les femmes, les minorités raciales ou les travailleurs plus âgés, vous courez le risque que ces travailleurs s’organisent pour entamer un litige », a déclaré M. Brudney. « Vous devez être sûr d’avoir un système d’évaluation qui peut justifier ce que vous faites afin qu’il ne semble pas discriminatoire ou arbitraire. » Un tel système pourrait inclure des enregistrements d’évaluations ou de primes de rendement antérieures, par exemple.

Qu’est-ce qu’un chômage partiel (« furlough ») ?

Le chômage partiel d’un employé se produit lorsqu’un employeur suspend sa main-d’œuvre sans la payer. Attention : Si les employés exemptés exécutent un travail pendant qu’ils sont en congé, l’employeur doit leur verser l’équivalent d’une journée de salaire, et si les employés horaires travaillent pendant le congé, l’employeur doit les payer pour le temps travaillé. Les employés congédiés conservent habituellement leurs prestations de santé et retournent au travail à une date précise ou lorsqu’une condition spécifique est remplie. Les employeurs doivent toutefois noter que ce congé permet aux meilleurs talents de chercher un emploi ailleurs. Un employé congédié peut être éligible pour des prestations de chômage, selon les règles étatiques.

Quelles sont les prestations de chômage offertes aux travailleurs licenciés ?

Les États individuels gèrent normalement les prestations d’assurance-chômage et déterminent les critères d’admissibilité et les exclusions. Toutefois, la Loi fédérale CARES de deux trillions de dollars, adoptée le 27 mars, crée deux grandes catégories d’avantages sociaux. Premièrement, il y a l’aide au chômage pandémique, qui couvre les personnes — y compris les pigistes et les personnes qui sont malades ou qui s’occupent d’un membre de famille malade — qui sont incapables de travailler en raison de l’éclosion du coronavirus. Deuxièmement, les chômeurs qui reçoivent déjà des prestations de l’État sont éligibles pour une aide fédérale supplémentaire de 600 $ par semaine au cours des quatre prochains mois, jusqu’au 31 juillet.

Qu’est-ce qu’un programme de travail partagé ?

Les programmes de travail étatiques permettent aux employeurs participants de conserver plus facilement du personnel qualifié pendant un ralentissement économique en permettant aux employés de recevoir des prestations partielles d’assurance-chômage tout en travaillant des heures réduites. Pour participer à un programme de travail partagé, les employeurs doivent satisfaire les exigences de l’État — généralement, un nombre minimum d’employés travaillant dans l’État et un certain montant de cotisations au chômage au cours de l’année précédente — et soumettre un plan de travail partagé pour l’approbation de l’État. Les employeurs participants ne peuvent pas embaucher de nouveaux employés pour effectuer un travail couvert dans le programme et doivent demander l’approbation du programme auprès d’un représentant en charge de la négociation collective.

Auquel type de congé payé mes employés ont-ils droit pendant la crise sanitaire COVID-19 ?

« The Families First Coronavirus Response Act » (FFCRA – une loi mise en place face au coronavirus pour répondre au besoin des familles garantit des congés payés protégés par l’emploi aux travailleurs qui ne peuvent pas travailler de leur domicile et qui sont assujettis à une ordonnance fédérale, étatique ou municipale de quarantaine ou d’isolement pour le COVID-19, ou qui s’occupent d’enfants mineurs qui font l’objet d’une telle ordonnance. Le montant des congés payés offerts aux employés dépend de la taille de l’entreprise à compter du 1er janvier, avec des règles différentes pour les petites, moyennes et grandes entreprises. Tous doivent fournir à leurs employés une protection de l’emploi pendant la durée de l’ordonnance de quarantaine ou d’isolement, mais les grandes entreprises doivent accorder plus de jours payés de congé maladie. Lorsque les employés reviennent de leur congé lié au COVID-19, les employeurs doivent les réintégrer à un poste identique ou comparable et continuer à fournir une assurance maladie aux mêmes conditions que si l’employé n’avait pas pris de congé.

Quel genre de congé maladie payé ai-je à offrir ?

Jusqu’au moment où la FFCRA a été adoptée, il n’existait aucun congé maladie payé sous mandat fédéral, bien que certains États l’exigent. La loi fédérale permet maintenant à un employé éligible de prendre un congé maladie payé parce que l’employé est en quarantaine lié au COVID-19, ou s’occupe d’une personne qui l’est, ou est incapable de travailler à distance parce qu’il ou elle s’occupe d’un enfant dont le fournisseur de services de garde est fermé en raison de COVID-19. Les employeurs de moins de 500 employés doivent offrir aux employés à temps plein 80 heures de congés maladie, payés au taux régulier des employés (ou les deux tiers du taux régulier des employés pour les employés qui prodiguent des soins). Les salaires payés en congé maladie sont plafonnés à 511 $ par jour, soit 5 110 $ au total, par employé pour un usage personnel, et 200 $ par jour, ou 2 000 $ au total, par employé qui s’occupe d’un autre. Les taux de rémunération des congés maladie pour les employés qui travaillent à temps partiel ou irréguliers sont basés sur le nombre d’heures moyen que l’employé a travaillé pendant les six mois précédant le congé. Si les employés ont travaillé moins de six mois avant de prendre un congé, le taux est calculé en fonction du nombre d’heures moyennes prévues sur une période de deux semaines.

Actuellement collaboratrice au Nilson Law Group, PLLC à New York, Cynthia Martens est une ancienne correspondante de WWD à Milan. Cet article est fourni uniquement à titre d’information et ne constitue pas un avis juridique.

initialement publié dans Women’s Wear Daily

Employment law background

Le code du travail de l’état de New York : les changements à noter

Le code du travail de l’état de New York : les changements à noter 1920 1080 Nicholas E. Forgione

Augmentations du salaire minimum

• Les augmentations du salaire minimum continuent. À compter du 1er janvier 2020, le salaire minimum à New York est de $15 par heure. Dans les comtés de Nassau, Suffolk et Westchester, il est de $13 par heure. Dans le reste de l’État, il est de $11.80 par heure.

Interdiction de l’historique salarial

• En 2017, la ville de New York a modifié sa législation sur les droits de l’homme (« Human Rights Law ») afin d’interdire les requêtes de renseignements sur les antécédents salariaux des candidats pendant le processus d’embauche. À compter du 6 janvier 2020, l’État de New York a amplifié la loi de la ville de New York en interdisant aux employeurs de demander de telles informations aux candidats et aux employés. Cependant, la loi n’interdit pas aux candidats et aux employés actuels de divulguer ou vérifier, volontairement et sans incitation, les antécédents salariaux, dans le but de négocier des salaires, par exemple.

Congé de vote payé

• Avec les élections primaires et générales qui ont lieu en 2020, les employeurs doivent être conscients des récentes révisions de la loi électorale de New York, qui donne maintenant droit aux employés de New York, qui sont des électeurs inscrits, jusqu’à trois heures de congé payé, au besoin, pour voter à toute élection. Les employés qui ont besoin d’un congé pour voter doivent être accordé ce temps au début ou à la fin d’une journée de travail, à l’élection de l’employeur, et doivent aviser leurs employeurs de leurs besoins au moins deux journées de travail avant l’élection.

Poursuite de la prévention du harcèlement sexuel

• Les employeurs doivent garder à l’esprit que les exigences de la ville de New York pour la formation des employés contre le harcèlement sexuel sont des exigences annuelles.
• Le 12 août 2020, le délai de prescription pour les plaintes du harcèlement sexuel passera d’un an à trois ans.

Interdiction des tests de dépistage de marijuana avant l’embauche

• À compter du 10 mai 2020, la ville de New York interdira aux employeurs de procéder à des tests de dépistage de la marijuana avant l’embauche. Des exceptions s’appliqueront pour certains types d’emplois, y compris divers rôles de construction et d’entretien, des postes exigeant un permis de conduire commercial et des postes nécessitant la supervision ou la garde d’enfants, de patients médicaux ou de personnes vulnérables.

Protections élargies pour les travailleurs de la “gig economy”

• À compter du 11 janvier 2020, la loi sur les droits de l’homme (« Human Rights Law ») de la ville de New York couvrira les pigistes et les entrepreneurs indépendants, en étendant les protections contre la discrimination, le harcèlement et les représailles. L’interdiction des vérifications des antécédents criminels et des enquêtes préalables aux antécédents salariaux s’appliqueront également aux pigistes et aux entrepreneurs indépendants.

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